Mémoire de secouriste
Avant propos :
« Ne laissez pas tomber dans le silence, le cri de douleurs, que le peuple, vous adresse ». Henry Dunant.
« Les fous ouvrent les portes, les sages suivent ».
« Ne tolérons aucune souffrance ».
« Une Croix de sang, qui soulage des souffrances ».
« Qui sauve une vie, sauve le monde ».
Voici résumé en quelques phrases, notre raison d'être ; à nous, les secouristes de la Croix-Rouge Française.
Moi, vu par ma psychologue :
« Vous semblez avoir trouvé votre voie auprès de ceux qui souffrent et qui ont besoin de vous, même si parfois, ce n'est pas toujours drôle d'affronter la maladie ou la mort.
Mais vous savez que c'est en acceptant vos limites, que vous pouvez donner le meilleur de vous même, et cela par la transmission orale ou écrite de vos actes. »
(Cette psychologue, m'a permis de me reconstruire, de comprendre et, de ne pas sombrer ; après, qu'il y a quelques années, j'ai retrouvé ma copine, décédée d'une crise cardiaque).
Ce que je vois et vis, lorsque je suis en poste de secours ou en réseau avec les pompiers ou le SAMU ; mérite, d'être relaté.
Pour nous comprendre, il faut savoir, qui nous sommes et notre raison personnelle, d'agir comme nous le faisons.
Pour comprendre la souffrance, il faut connaître la signification de ce mot ; tous autant que nous sommes à la Croix-Rouge Française.
Chacun à notre façon, que ce soit de façon morale ou physique ; nous avons souffert et si, nous acceptons parfois personnellement de souffrir.
Nous n'acceptons pas, que les autres le fassent.
Cela paraît parfois fou ou incompréhensible aux gens ; mais ce qu'il faut savoir, c'est que tous autant que nous sommes, dans cette association.
Nous sommes tous des « Bénévoles » et, nous n'agissons pas pour l'argent ; la seule chose, que nous avons à gagner, c'est une richesse personnelle et intérieure et le plaisir de se sentir utile à la société.
Que soit en venant en, aide directement aux gens ou indirectement en enseignant, les gestes de Premiers Secours.
Lorsque, j'enseigne ces gestes ; j'ai l'espoir qu'indirectement, je pourrais sauver des vies.
Par le biais de mes élèves, qui un jour ou l'autre, pourraient avoir se servir de mon enseignement, pour sauver quelqu'un.
Lorsque, nous intervenons chez les gens, pour et à la place des professionnels, que sont les pompiers de Paris ou, le SAMU ; la plupart, sont étonnés de nous voir (ils ne s'attendent pas à nous voir venir secourir les gens, chez eux) et, ils le sont encore plus.
Quand par curiosité, ils nous posent des petites questions et apprennent, que nous sommes bénévoles et agissons donc par plaisir et non, pour l'appât du gain ; car, dans ce monde égoïste.
Nous ne sommes plus habitués à ce que des gens donnent de leur temps libre, pour venir en aidé ou en sauver d'autres.
Ce n'est plus dans la plupart des mentalités ; à mon grand regret.
En tant que secouriste bénévole, nous faisons le don de notre personne et de notre temps, pour les autres ; mais, nous avons aussi un don, qui n'est pas donné à tous le monde.
Celui, d'aider à soulager les souffrances des autres ; en acceptant de souffrir soi-même en partageant leur(s) souffrance(s).
Je ne vous mentirais pas, en vous disant que nous ne sortons pas toujours indemne psychologiquement, de nos missions ; comprenez, que ce n'est pas toujours facile voir souffrir ou mourir des gens, sous nos yeux et entre nos mains.
Nous avons beau être secouristes ; nous n'en restons pas moins des êtres humains, avec un c½ur et une âme.
Missions de secours :
Soirée étudiante, à l'Elysée Montmartre :
Avant, de partir pour cette première mission pour moi, en tant que secouriste dans la délégation du 18ème arrondissement de Paris (avant, je l'étais chez moi dans l'Oise) ; nous sommes tous briefé, par un de nos chefs, qui connaît le lieu et le type de manifestation.
Et avant de partir, il nous dit que comme ce sera une soirée avec des jeunes et ou l'alcool coulera à flot ; qu'il faut, que nous nous attendions et préparions à tout.
Même au pire.
Cela, n'empêche pas, que même informé de cela ; nous ne sommes et seront jamais totalement prêt à tout affronter.
N'oubliez pas, que nous sommes humains et, que nous avons un c½ur, un passé et des sentiments.
Je vous dis cela, parce que la première victime, dont je me sois occupé, fut une jeune femme ; qui venait de s'effondrer ivre, dans les marches de l'entrée de la boite de nuit.
Avec un collègue, nous intervenons, pour la prendre en charge et, la ramener dans notre infirmerie.
Une fois là-bas, nous commençons à l'examinée et la soigner ; l'état de notre victime, nous alarme.
Car, elle nous montre des signes d'ivresse qui frôle le coma éthylique ; elle vomit peu, frissonne beaucoup et a un teint blanc.
Nous la réchauffons, avec des couvertures et comme malgré ça, elle a toujours froid ; un de mes collègues la frictionne, pour la réchauffer.
De mon coté, je surveille ses constantes et, je lui parle pour la maintenir éveillée et, qu'elle ne sombre pas dans une inconscience, qui la conduirait au coma éthylique.
Je réussis parfois, avec beaucoup de mal à la garder consciente ; pour cela, je lui parle, en lui demandant de me regarder et de répondre aux questions, que je lui pose.
Il me semble parfois, lui poser des questions bêtes ; mais cela, n'est pas le cas. Dans le sens ou cela m'assure en même temps, qu'elle pas désorientée dans l'espace et le temps.
Je ne peux dire, exactement, combien de temps, nous sommes restés à nous occuper d'elle, mais, il me semble que cela à duré plus d'1H.
Peu avant, que nous évacuions notre victime vers un hôpital ; sa meilleur amie, vient la voir et se met à nous parler et la, elle m'apprend des choses qui me font mal et m'horrifient.
Elle nous dit que notre victime, n'avait pas bu plus qu'elle-même ; bien, qu'elle n'ait pas l'air alcoolisée. Cela, ne nous apprend rien ; dans le sens ou, nous ne réagissons pas tous, de la même façon.
Mais, ce qui me fait mal dans ce que l'amie de ma victime, me dit ; c'est que cette dernière, est anorexique et boulimique.
A ce moment la, je comprends que ma victime venait de lancer un appel à l'aide ; mais le pire, c'est que je suis pieds et mains liés et, que je ne puisse rien faire pour aider cette personne, dans sa détresse psychologique.
Comme, elle ne me l'a pas dit ; je ne suis pas sensé savoir cela et donc, je ne peux pas me permettre de lui en parler et de l'aidée.
Mais, cela me fait souffrir intérieurement ; dans le sens ou, je n'ai appris qu'après son décès, que ma copine que j'avais retrouvé morte. Etait passée par les mêmes étapes et, je sais ou cela l'a conduit.
Lorsque, je laisse ma victime partir en ambulance vers l'hôpital ; j'ai au fond de moi, un sentiment d'inachevé.
Je sais, que j'ai réussi à sauver physiquement ma victime ; mais, pour combien de temps ?
Comme, je n'ai pas réussi à la sauver psychologiquement ; je me dis qu'un de ces jours, lorsque je tournerais en réseau avec ; les pompiers ou le SAMU.
Ma victime de cette soirée, sera peut-être une de mes prochaines victimes ; mais que cette fois, son état, sera peut-être plus grave.
Le reste de la nuit, sera plus calme en ce qui me concerne ; je n'ai eu à faire par la suite, que des petites interventions sur des personnes alcoolisées. Mais, rien de bien méchant.
Et aider des personnes, qui faisaient des crises d'angoisses.
Je comprends très bien, qu'il faut s'amuser lorsque l'on est jeune ; mais, je dois vous dire, que lorsque l'on voit parfois certaines choses que j'ai vu. On se demande, si certains jeunes, savent s'amuser ; et, n'essaient pas par jeu, de repousser leurs limites, pour s'amuser, connaître certaines sensation (comme celle, d'être ivre-mort) ou encore épater les copains.
Avant propos :
« Ne laissez pas tomber dans le silence, le cri de douleurs, que le peuple, vous adresse ». Henry Dunant.
« Les fous ouvrent les portes, les sages suivent ».
« Ne tolérons aucune souffrance ».
« Une Croix de sang, qui soulage des souffrances ».
« Qui sauve une vie, sauve le monde ».
Voici résumé en quelques phrases, notre raison d'être ; à nous, les secouristes de la Croix-Rouge Française.
Moi, vu par ma psychologue :
« Vous semblez avoir trouvé votre voie auprès de ceux qui souffrent et qui ont besoin de vous, même si parfois, ce n'est pas toujours drôle d'affronter la maladie ou la mort.
Mais vous savez que c'est en acceptant vos limites, que vous pouvez donner le meilleur de vous même, et cela par la transmission orale ou écrite de vos actes. »
(Cette psychologue, m'a permis de me reconstruire, de comprendre et, de ne pas sombrer ; après, qu'il y a quelques années, j'ai retrouvé ma copine, décédée d'une crise cardiaque).
Ce que je vois et vis, lorsque je suis en poste de secours ou en réseau avec les pompiers ou le SAMU ; mérite, d'être relaté.
Pour nous comprendre, il faut savoir, qui nous sommes et notre raison personnelle, d'agir comme nous le faisons.
Pour comprendre la souffrance, il faut connaître la signification de ce mot ; tous autant que nous sommes à la Croix-Rouge Française.
Chacun à notre façon, que ce soit de façon morale ou physique ; nous avons souffert et si, nous acceptons parfois personnellement de souffrir.
Nous n'acceptons pas, que les autres le fassent.
Cela paraît parfois fou ou incompréhensible aux gens ; mais ce qu'il faut savoir, c'est que tous autant que nous sommes, dans cette association.
Nous sommes tous des « Bénévoles » et, nous n'agissons pas pour l'argent ; la seule chose, que nous avons à gagner, c'est une richesse personnelle et intérieure et le plaisir de se sentir utile à la société.
Que soit en venant en, aide directement aux gens ou indirectement en enseignant, les gestes de Premiers Secours.
Lorsque, j'enseigne ces gestes ; j'ai l'espoir qu'indirectement, je pourrais sauver des vies.
Par le biais de mes élèves, qui un jour ou l'autre, pourraient avoir se servir de mon enseignement, pour sauver quelqu'un.
Lorsque, nous intervenons chez les gens, pour et à la place des professionnels, que sont les pompiers de Paris ou, le SAMU ; la plupart, sont étonnés de nous voir (ils ne s'attendent pas à nous voir venir secourir les gens, chez eux) et, ils le sont encore plus.
Quand par curiosité, ils nous posent des petites questions et apprennent, que nous sommes bénévoles et agissons donc par plaisir et non, pour l'appât du gain ; car, dans ce monde égoïste.
Nous ne sommes plus habitués à ce que des gens donnent de leur temps libre, pour venir en aidé ou en sauver d'autres.
Ce n'est plus dans la plupart des mentalités ; à mon grand regret.
En tant que secouriste bénévole, nous faisons le don de notre personne et de notre temps, pour les autres ; mais, nous avons aussi un don, qui n'est pas donné à tous le monde.
Celui, d'aider à soulager les souffrances des autres ; en acceptant de souffrir soi-même en partageant leur(s) souffrance(s).
Je ne vous mentirais pas, en vous disant que nous ne sortons pas toujours indemne psychologiquement, de nos missions ; comprenez, que ce n'est pas toujours facile voir souffrir ou mourir des gens, sous nos yeux et entre nos mains.
Nous avons beau être secouristes ; nous n'en restons pas moins des êtres humains, avec un c½ur et une âme.
Missions de secours :
Soirée étudiante, à l'Elysée Montmartre :
Avant, de partir pour cette première mission pour moi, en tant que secouriste dans la délégation du 18ème arrondissement de Paris (avant, je l'étais chez moi dans l'Oise) ; nous sommes tous briefé, par un de nos chefs, qui connaît le lieu et le type de manifestation.
Et avant de partir, il nous dit que comme ce sera une soirée avec des jeunes et ou l'alcool coulera à flot ; qu'il faut, que nous nous attendions et préparions à tout.
Même au pire.
Cela, n'empêche pas, que même informé de cela ; nous ne sommes et seront jamais totalement prêt à tout affronter.
N'oubliez pas, que nous sommes humains et, que nous avons un c½ur, un passé et des sentiments.
Je vous dis cela, parce que la première victime, dont je me sois occupé, fut une jeune femme ; qui venait de s'effondrer ivre, dans les marches de l'entrée de la boite de nuit.
Avec un collègue, nous intervenons, pour la prendre en charge et, la ramener dans notre infirmerie.
Une fois là-bas, nous commençons à l'examinée et la soigner ; l'état de notre victime, nous alarme.
Car, elle nous montre des signes d'ivresse qui frôle le coma éthylique ; elle vomit peu, frissonne beaucoup et a un teint blanc.
Nous la réchauffons, avec des couvertures et comme malgré ça, elle a toujours froid ; un de mes collègues la frictionne, pour la réchauffer.
De mon coté, je surveille ses constantes et, je lui parle pour la maintenir éveillée et, qu'elle ne sombre pas dans une inconscience, qui la conduirait au coma éthylique.
Je réussis parfois, avec beaucoup de mal à la garder consciente ; pour cela, je lui parle, en lui demandant de me regarder et de répondre aux questions, que je lui pose.
Il me semble parfois, lui poser des questions bêtes ; mais cela, n'est pas le cas. Dans le sens ou cela m'assure en même temps, qu'elle pas désorientée dans l'espace et le temps.
Je ne peux dire, exactement, combien de temps, nous sommes restés à nous occuper d'elle, mais, il me semble que cela à duré plus d'1H.
Peu avant, que nous évacuions notre victime vers un hôpital ; sa meilleur amie, vient la voir et se met à nous parler et la, elle m'apprend des choses qui me font mal et m'horrifient.
Elle nous dit que notre victime, n'avait pas bu plus qu'elle-même ; bien, qu'elle n'ait pas l'air alcoolisée. Cela, ne nous apprend rien ; dans le sens ou, nous ne réagissons pas tous, de la même façon.
Mais, ce qui me fait mal dans ce que l'amie de ma victime, me dit ; c'est que cette dernière, est anorexique et boulimique.
A ce moment la, je comprends que ma victime venait de lancer un appel à l'aide ; mais le pire, c'est que je suis pieds et mains liés et, que je ne puisse rien faire pour aider cette personne, dans sa détresse psychologique.
Comme, elle ne me l'a pas dit ; je ne suis pas sensé savoir cela et donc, je ne peux pas me permettre de lui en parler et de l'aidée.
Mais, cela me fait souffrir intérieurement ; dans le sens ou, je n'ai appris qu'après son décès, que ma copine que j'avais retrouvé morte. Etait passée par les mêmes étapes et, je sais ou cela l'a conduit.
Lorsque, je laisse ma victime partir en ambulance vers l'hôpital ; j'ai au fond de moi, un sentiment d'inachevé.
Je sais, que j'ai réussi à sauver physiquement ma victime ; mais, pour combien de temps ?
Comme, je n'ai pas réussi à la sauver psychologiquement ; je me dis qu'un de ces jours, lorsque je tournerais en réseau avec ; les pompiers ou le SAMU.
Ma victime de cette soirée, sera peut-être une de mes prochaines victimes ; mais que cette fois, son état, sera peut-être plus grave.
Le reste de la nuit, sera plus calme en ce qui me concerne ; je n'ai eu à faire par la suite, que des petites interventions sur des personnes alcoolisées. Mais, rien de bien méchant.
Et aider des personnes, qui faisaient des crises d'angoisses.
Je comprends très bien, qu'il faut s'amuser lorsque l'on est jeune ; mais, je dois vous dire, que lorsque l'on voit parfois certaines choses que j'ai vu. On se demande, si certains jeunes, savent s'amuser ; et, n'essaient pas par jeu, de repousser leurs limites, pour s'amuser, connaître certaines sensation (comme celle, d'être ivre-mort) ou encore épater les copains.